14 janvier 2011

Comment prédire la rupture uterine pendant le travail (accouchement)

Jadis il y avait l’adage « once cesarian section, always a cesarian section » qui condamnait celles ayant bénéficié (ou subi) cette intervention. Alors que cette notion reste encore un peu grave chez certains médecins actuels, a cause de la structure réelle de leur lieu de pratique, le contexte moderne a modifié cette approche, La rendant beaucoup plus dynamique et adaptée ; on parle alors de VBAC (vaginal birth after C/section), mais certains critères doivent être respectés. Certains chercheurs plaident en faveur de la section césarienne d’emblée (sans travail) car ayant moins de risque de rupture : la fréquence des ruptures utérines est de 1,6 pour 1.000 en cas de C/S mais de 5,2 pour 1.000 si le travail est spontané, de 7,7 pour 1.000 si le travail est déclenché par un moyen autre que l'administration de prostaglandines et de 24,5 pour 1.000 s'il est déclenché par prostaglandines selon une étude rétrospective faite par l’équipe de Lydon-Rochelle de 1987 à 1996 (Washington).
Dans la logique du VBAC, l’épreuve de travail est faite sous control strict et la salle d’opération devrait être fonctionnelle et attenante à la salle de travail. Cependant les notions de base pour l’indication d’une épreuve de travail sont toujours à considérer dans certains cas ; parmi les considérations d’évaluation avant l’épreuve du travail, une technologie abordable peut donner son appui : la sonographie.
En effet, une étude récente par l’equipe du Dr Bujold  (présentée a la rencontre annuelle de la Society for Maternal-Fetal Medicine's (SMFM) / www.smfm.org) a montré qu’en utilisant la sonographie pour mesurer l’épaisseur du segment inferieur de l’uterus cicatriciel (proche du terme) peut entrainer une réduction significative des cas  de rupture ou de déhiscence. Si l’épaisseur de segment inferieur est en dessous de 2.3 mm (entre 35 & 38 S.A.), il y a une forte probabilité de rupture et encore plus si l’hysteroraphie antérieure fut faite sur un seul plan.
Cette approche sonographique pour essayer de prévoir les risque de rupture utérine en cas de VBAC n’est pas nouvelle en soi puisque depuis 1996 une étude pareille fut publiée dans le Lancet par l’équipe de Rozenberg. Les études récentes de l’équipe du Dr. Emmanuel Bujold (Department of Obstetrics & Gynecology, Faculty of Medicine, Universite Laval, Quebec) viennent appuyer ces trouvailles; l’hysteroraphie monoplan fut un facteur de risque évalué aussi au cours de l’étude de cette équipe. Chez 236 femmes avec utérus cicatriciel, 3 ont eu une rupture utérine complète et 6 une déhiscence.
Les analyses ont montre qu’avec une épaisseur de moins de 2.3 mm du segment inferieur, il y a une sensitivité de 100% pour les ruptures utérines. La combinaison donc d’une telle faible épaisseur du segment inferieure de l’uterus et d’une hysteroraphie monoplan est significativement associée avec la rupture utérine pendant le travail (relative risk: 21.8, 95% CI: 2.1-222, p

À propos de l'auteur

Rulx Narcisse MD, OBGYN, SAC dip.,Sonographe

Source:  http://www.redactionweb.com

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